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Articles avec le mot clé ‘Euro 2008’

Et viva Espana !

Espagne/Allemagne 1-0

Et voilà ! L’Euro est fini ! Et l’Espagne est le nouveau champion d’europe. Il y a quatre ans, la Grèce remportait le titre avec une tactique basée sur une défense renforcée et l’attentisme. Cette année, les Espagnols ont gagné grâce à un jeu offensif et en privilégiant la prise de risque. Cette prime au jeu est d’ailleurs la grande et belle tendance de cet Euro 2008 : Les équipes qui ont cherché à attaquer ont été récompensées, celles qui ne pensaient qu’à défendre -en gros, à ne surtout pas perdre- ont mordu la poussière (France, Italie… les deux finalistes du dernier Mondial…). Espérons que cette heureuse tendance inspire les clubs de Ligue 1 et bien sûr, l’Equipe de France.

Sur le plan de la finale, il n’y a pas eu photo. Les Allemands n’ont fait qu’illusion lors des quinze premières minutes, et pendant dix premières minutes en seconde période. Le reste du temps, les hommes d’Aragones ont fait le jeu, le beau jeu, et se sont logiquement imposés, le score de 1-0 ne reflétant d’ailleurs pas tout à fait leur large domination. En fin de rencontre, on n’a pas senti la grande Allemagne qui n’abandonne jamais, à l’image d’un Ballack, particulièrement hors du coup dans ce match.

L’Espagne remporte enfin un trophée majeur, 44 après, ça faisait longtemps ! Tiens, et si l’Angleterre nous faisait le même coup lors du Mondial 2010, elle qui n’a rien remporté depuis la coupe du monde 1966…

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L’Espagne haut la main

Espagne/Russie 3-0

Ok, les Espagnols ont fait un match excellent, ont maîtrisé leur sujet quasiment de bout en bout et on amplement mérité de se retrouver en finale de l’Euro au regard de leur parcours, mais diable que cette deuxième demi-finale fut frustrante !

On attendait un gros match entre une bonne équipe espagnole et une équipe de Russie qui restait sur un petit chef d’oeuvre contre les Pays-Bas. On attendait de nouveaux exploits de ce sacré Arshavin ! Mais on n’a pas vu du tout celui qu’on présentait déjà comme un potentiel lauréat au Ballon d’Or 2008, qui est complètement passé à travers.

La faute aux espagnols qui ont su bloquer les hommes de Hiddink avec talent et peut-être aussi à un physique déficient.

La finale : Allemagne/Espagne

C’est très ouvert. Sur le plan du jeu, l’Espagne part légèrement favorite mais l’Allemagne reste l’Allemagne, capable de passer à travers (Croatie), de gagner sans briller (Turquie) ou de gagner en brillant (Portugal). Quelle Allemagne face à l’Espagne ? Mystère. Les Espagnols ont tout intérêt à prendre le jeu en mains comme ils l’ont fait contre les Russes. Le physique pourrait être la clé du match, celui des Allemands est intrinsèquement plus imposant que celui des Espagnols (qui ressemblent davantage aux Portugais qui avaient bu la tasse sur ce plan-là lors des quarts), et puis les coéquipiers de Ballack ont également un jour de récupération supplémentaire qui pourra peser dans la balance.

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Le réalisme allemand plus fort que le mental turc

Allemagne/Turquie 3-2

Pas de miracle turc cette fois-ci, mais ils ont bien failli réussir encore un sacré, les coéquipiers d’Altintop ! Cela dit, une fois de plus, ce sont les allemands qui s’imposent, sans particulièrement briller.

Trois jours après l’insipide Italie/Espagne, ça faisait du bien de revoir un match avec des actions et des buts. Oui sauf que l’orage a semé le trouble et fait sauter le signal, supprimant le son et l’image sur TF1 ! Ce qui nous a privé, nous français, de deux ou trois buts, et même des dernières minutes très animées de la rencontre. Heureusement, pendant ce temps-là, la RTBF, avait aussi perdu le son, mais on pouvait y voir le jeu…

L’Allemagne est vraiment une drôle d’équipe : ils ne jouent pas très bien mais ils parviennent quand même à inscrire trois buts et à se qualifier pour la finale. En bref, c’est un peu l’inverse de l’Equipe de France, qui n’a pas joué pas trop mal parfois (cf une grande partie de France/Pays-Bas) mais qui est incapable de planter un but. Ah le réalisme allemand ! Si on pouvait s’en payer une partie. D’ailleurs, il y aurait aussi des choses à prendre du côté du mental turc à toute épreuve…

Malgré une équipe amoindrie, les Turcs se sont battus jusqu’au bout, réussissant même leur meilleur match depuis le début du Tournoi. Il ne leur a pas manqué grand chose pour inquiéter davantage les Allemands et créer l’exploit. Sûrement un peu de fraîcheur physique. N’empêche que lorsqu’ils ont égalisé à la 86ème minute, on y croyait…

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L’Espagne vainc la malédiction des quarts

Espagne/Italie 0-0 [4.2 t.a.b.]

On avait eu trois bons quarts de finale jusqu’ici, enfin disons surtout deux très bons avec Portugal/Allemagne et Pays-Bas/Russie, mais cet Italie/Espagne fut une purge complète, ennuyeux de bout en bout, si on omet toujours la très intéressante séance de tirs aux buts. L’un des plus mauvais matchs de cet Euro !

Comme d’habitude, les Italiens ont refusé le jeu, et sans vouloir refaire l’histoire, je me dis que la France, si elle avait vaincu cette pauvre Italie -ce qui n’était pas impossible à 11 contre 11 avec Ribéry en état de marche- aurait pu tout à fait disputer ce genre de rencontre face à l’Espagne et se qualifier en demi-finale aux tirs aux but, sans jouer. Oui, parce que l’Italie et l’EDF, c’est la même chose. Deux équipes qui misent surtout sur leur défense, à l’opposé d’une équipe comme la Russie, et qui ne prennent pas le risque de se prendre un pion (remarquez, on a vu ce que cela a donné pour les français face aux Pays-Bas). Parfois ça passe (victoire à la CM 2006), parfois ça craque comme hier. Bon, c’est un peu un raccourci facile vu que cette équipe d’Italie est quand même inférieure à celle du Mondial allemand, mais toujours est-il que ces chers Italiens ont failli se retrouver en demi-finale à peu de choses près sans rien montrer ou presque.

Si l’Italie n’a pas joué, les Espagnols se sont lâchés un petit plus mais jouait néanmoins avec le frein à main, la peur sans doute de se faire encore sortir en quart de finale comme c’est le cas depuis des lustres. A l’image des Bleus au premier tour, les coéquipiers de David Villa n’ont voulu prendre aucun risque et ont failli passer à la moulinette. Mais il faut quand même reconnaître d’un autre côté la très belle prestation de la défense italienne qui a su museler les trop rares attaques ibériques.

On récoltera donc un Espagne/Russie en demi-finale, un match qui s’annonce alléchant et qui devrait -ce ne sera pas compliqué- sûrement être plus animé que cet Italie/Espagne. La question étant de savoir si les Russes sauront reproduire leur formidable performance réalisée face aux Hollandais.

(photo : AFP)

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Les Russes domptent les lions hollandais

Russie/Pays-Bas 3-1

Après son superbe match face à la Suède, on pouvait penser que la Russie était en mesure de poser des problèmes aux Pays-Bas. De là, à ce que les hommes de Hiddink étouffent complètement les Néerlandais, qui avaient illuminés le 1er tour en éclatant l’Italie (3-0) et la France (4-1), c’était une autre histoire…

Et pourtant, ils l’ont fait et ils ont bien mérité leur victoire ! Après une première mi-temps assez serrée, les Russes ont fini par prendre définivement l’ascendant dans ce match très agréable à suivre, Sneijder et ses camarades se contentant d’être seulement dangereux sur coup de pied arrêté. Et c’est en toute logique que Pavlyuchenko ouvre le score à la 56ème. Les Russes manquent, hélas pour eux, leurs nombreuses occasions de faire le break et comme cela arrive souvent dans ce genre de situation, l’adversaire parvient à revenir dans la partie grâce à Van Nistelrooy sur un but de la tête à la 86ème minute.

Lors de la prolongation, on aurait pu imaginer des difficultés pour les Russes après cette égalisation tardive. Pas du tout ! Ceux-ci remettent le couvert et enfoncent les Néerlandais en démontrant leur supériorité au niveau physique, technique et collectif. Arshavin réalise un véritable festival en “offrant” le deuxième but à Torbinski et en parachevant lui-même son chef d’oeuvre, enfonçant une fois pour tout les espoirs des Oranje.

Après ce match, on ne peut que devenir supporter de la Russie si on est amoureux du foot. Du jeu, de l’audace (ah ces dribbles fous et ces tirs de loin de 35-40 mètres d’une précision diaboliques !), de l’envie… En face, on n’a pas reconnu l’équipe des Pays-Bas du 1er tour, qui a semblé totalement dépassée par ces Russes virevoltants. Même si on savait que la Russie avait d’énormes qualités, on ne les attendait peut-être à ce niveau, mais force est de reconnaître qu’ils ont le potentiel d’un futur vainqueur.

Le prochain Russie/Italie ou le prochain Russie/Espagne promet beaucoup…

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L’incroyable final

Turquie/Croatie 1-1 [3-1 t.a.b.]

Eh bien voilà, deuxième quart de finale et deuxième rencontre remportée par l’outsider après le succès de l’Allemagne face au Portugal jeudi soir. Et les Turcs nous on refait le coup du final de folie. Avec eux, impossible d’être assuré du score final d’un match tant que l’arbitre n’a pas sifflé.

Bon, ce match, il faut bien le dire, n’était pas aussi passionnant que celui de la veille. J’ai même profité de cet ennui relatif pour finir un numéro de GQ… J’en ai même commencé un autre avant de vraiment regarder à fond le dernier quart d’heure de la prolongation.

Des dernières minutes de folie avec ce but de Klasnic à la 119ème. On pense que c’est plié mais sur un dégagement du gardien, Senturk récupère la balle et loge le ballon dans la lucarne du gardien croate. Tout se jouera au tirs aux but mais dans la tête, il semble que les Turcs ont déjà gagné. Et ça ne manque pas ! Les Croates trouvent même le moyen de frapper deux fois à côté tandis que les Turcs mettent tout au fond.

Méfiance ce soir avec Pays-Bas/Russie donc, surtout si cela se termine aux penaltys, dans cet exercice, les Bataves sortent rarement vainqueurs…

(photo : AFP)

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L’Allemagne répond présent

Allemagne/Portugal 3-2

J’avais pronostiqué une victoire des Portugais, mais je me méfiais de ces Allemands qui sont toujours capables de s’en sortir sans trop bien jouer, sauf qu’ici, ils ont développé un beau jeu (le premier but de Schweinsteiger est un bijou) et ont mérité amplement leur succès.

Même si l’Allemagne n’est pas dénuée de talents sur le plan technique, elle a surtout acquis sa victoire sur le plan physique, ses grands joueurs prenant l’ascendant sur les petits techniciens portugais. Cela s’est illustré dans le jeu mais aussi sur les deuxième (Klose) et troisième but (Ballack).

En face, le Portugal est loin d’avoir fait un mauvais match, et a eu le mérite de revenir deux fois dans la partie. Hélas, les performances de Deco et Cristiano Ronaldo n’auront pas été suffisamment consistantes hier soir face au rouleau-compresseur allemand.

Alors, l’Allemagne va-t-elle rejouer une finale de l’Euro comme en 1992 et 1996 (je ne parle pas des précédentes) ou pliera-t-elle face à la Croatie ou la Turquie qui s’affrontent ce soir ? Toujours est-il qu’après quelques ratés en poule, la machine semble lancée.

Pour le Portugal, c’est encore raté ! Dommage car ce groupe avait le potentiel pour aller au bout, mais ils se font sortir à la régulière par l’Allemagne. De quoi regretter davantage la défaite en finale chez eux face à la Grèce en 2004…

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Une leçon de Russe

Russie-Suede

Russie/Suède 2-0

Pour les Suédois, il suffisait d’un match nul pour se qualifier tandis que les Russes étaient condamnés à gagner pour espérer aller en quart. Et ce sont finalement ces derniers qui ont pris le match en main face à des Suédois trop passif pour espérer quoi que ce soit. Ibrahimovic n’étant pas dans un grand soir, il ne fallait pas espérer grand chose de la Suède. Mais c’est la Russie qui a tout simplement été formidable à l’image d’Archavine. L’attaquant du Zenith Saint-Petersbourg, absent lors des deux premiers matchs pour cause de suspension, a semé le trouble dans la défense nordique et a tué le match en inscrivant le deuxième but de son équipe. Attention à ces Russes qui pourraient créer la sensation de cet Euro.

Espagne/Grèce 2-1

Les “coiffeurs” espagnols ont assuré le grand chelem (trois matchs, trois victoires) pour leur équipe. C’est très prometteur pour la suite, mais à partir des quarts de finale, une autre histoire commence et l’Espagne en sait quelque chose…

En quart de finale  : Pays-Bas/Russie et Espagne/Italie

Je ne vais pas me lancer de fleurs mais j’avais vu juste en pronostiquant l’Espagne et la Russie en quart. Par contre, j’avais imaginé les Français à la place des Italiens à ce stade de la compét’.

En ce qui concerne le premier match, même si la Russie a fait un super match contre la Suède, j’estime que les Pays-Bas, qui ont atomisé l’Italie et la France, sont clairement au-dessus et devraient passer. D’autant qu’ils ont eu un jour de récupération supplémentaire, qu’ils ont mis l’équipe B au 3ème match, alors que les Russes ont dû lutter pour se qualifier.

Espagne/Italie : Là, tout peut arriver. Sur le plan des stats, l’Italie est favorite puisqu’elle n’a plus perdu face à l’Espagne depuis 88 ans, et les Espagnols n’arrivent jamais à dépasser les quarts. Mais sur le niveau de cet Euro, ces derniers sont bien supérieurs. Mmmm… Allez, on va dire l’Espagne, avec un super Fernando Torres qui va éclater la défense italienne…

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France/Italie : Quel cauchemar !

Thierry Henry

France/Italie 0-2

Eh bien voilà, c’est fait et c’est malheureusement bien la réalité : la France est éliminée de l’Euro 2008 dès le premier tour. Après la défaite face aux Pays-Bas, j’avais écrit mon billet sur le match à minuit, avec une forte envie de partager mes impressions sur ce match. Mais après le France/Italie, la tristesse et la déception était telle que j’ai préféré attendre aujourd’hui. Mais, ce n’est pas pour autant que je ferai un roman, car que dire si ce n’est que l’Equipe de France, peu importe la malchance et les coups du sort, est passée complètement à côté de son Euro.

Avant France/Italie, il y avait quelque part la sensation que l’aventure avait déjà pris fin dans la tête après le couac contre les Pays-Bas. Je suis un grand supporter des Bleus, toujours très optimiste, parfois trop, comme un vrai supporter qui soutient son équipe, mais aussi réaliste et même si je voulais y croire, il y avait depuis le début beaucoup trop de signes négatifs dans l’aventure de cette EDF : et le match France/Roumanie, même si je l’ai avalé en songeant au France/Suisse qui n’avait pas été plus réussi au Mondial 2006, me semble après coup être le symbole de ce Tournoi pour les Bleus : une équipe usée, mentalement, physiquement, qui ne joue pas et il faut le dire, et le répéter, une équipe très mal coachée.

Après la catastrophe de France/Pays-Bas, je voulais y croire car j’avais vu une EDF meilleure dans l’animation offensive, et je me disais que les Italiens n’étaient pas meilleurs que nous. Alors, pourquoi pas ? Et je me raccrochais à ça. En me forçant d’y croire. J’ai l’impression qu’il s’est passé la même chose dans la tête des joueurs de l’équipe de France en entrant sur la pelouse de Zurich. Henry et cie étaient prêts à lutter pour la qualif’ mais au fond d’eux, ils n’y croyaient pas assez. La blessure de Ribéry, leur meilleur joueur, dès la 7ème minute puis l’expulsion d’Abidal et le penalty inscrit par Pirlo ont définitivement cassé le ressort d’une équipe atteinte moralement.

A ce moment-là du match, il était vraiment difficile d’imaginer un exploit. On aurait aimé y croire mais Domenech, poursuivant son épouvantable coaching, a trouvé le moyen de faire sortir un joueur offensif -Nasri- tout juste entré à la place de Ribéry pour le remplacer par Boumsong. Au lieu de jouer le tout pour le tout, le sélectionneur a préféré enlever un élément offensif et densifier sa défense ! Alors qu’il aurait été plus judicieux de retirer un récupérateur… D’ailleurs, son troisième changement est tout aussi discutable pour rester poli, en choisissant de faire rentrer Anelka à la place d’un autre offensif, Govou. A croire que Raymond n’y croyait plus depuis longtemps et voulait juste éviter la correctionnelle. Comme le dit si judicieusement Pierre Ménès : pour gagner un match, il faut accepter de prendre le risque de le perdre.

La liste des 23, une préparation discutable, la gestion déplorable des blessés, les erreurs de communication de Domenech (celle de l’annonce de la demande en mariage de sa compagne hier soir est la cerise sur le gâteau), les erreurs de stratégie, de coaching, des joueurs défaillants… Il y aurait tant à dire sur toutes les raisons qui ont conduit les Bleus dans le mur. Mais les émissions spécialisées et les journaux font très bien leur boulot et je ne m’étendrais pas trop là-dessus.

Aujourd’hui, c’est un fait, la génération 98 a vécu. Et en ce qui me concerne, cela me procure un vrai pincement au coeur, car si j’ai grandi avec les générations Platini (mon enfance) et Papin (mon adolescence), la génération 98 était la “‘mienne” (je suis né en 75, deux ans après Makelele, deux ans avant Henry). La fin de la génération 98, c’est la fin d’un beau chapitre du football français et aussi le sentiment pour moi que rien ne pourra être comme avant. Avec Platini, Giresse, Papin, Cantona, je ressentais l’admiration d’un gosse. Avec la génération Zidane/Henry, c’était également de l’admiration mais aussi beaucoup d’identification (l’âge…).

Aujourd’hui, j’ai peur des lendemains. J’ai peur que l’Equipe de France ne soit plus compétitive avant des lustres (comme l’après-Platini), malgré les bons jeunes qui poussent derrière. Et j’ai peur de ne plus jamais aimer une équipe de France comme je l’ai aimé depuis 25 ans. J’ai peur de décrocher…

A l’heure où les dernières grandes figures de 98 tirent leur révérence, j’ai juste envie de dire : Merci ! Merci pour tous ces moments de bonheur et ces grandes émotions. Merci de nous avoir fait vibrer ! Vous resterez à jamais gravé dans nos mémoires et ce n’est pas cet échec de 2008 qui jettera un voile sur vos formidable carrières. Merci !

Pays-Bas/Roumanie 2-0

Au moins, les Hollandais ont joué le jeu…

(photo : AFP)

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Le coup franc de Ballack et Wimbledon

Allemagne/Autriche 1-0

En ce moment, c’est soit une soirée de folie, soit une soirée de m****. Oui, parce qu’après le superbe et émouvant Turquie/Rep. Tchèque de dimanche, on a récolté un très pauvre Allemagne/Autriche avec d’un côté, des Allemands quelconques qui se sont contentés de gérer et de l’autre, des Autrichiens qui n’avaient pas les moyens de faire mieux.

Les seuls événements qui ont égayé cette partie furent l’expulsion simultanée des deux sélectionneurs en première mi-temps et le coup-franc canon de Ballack dans la deuxième. Le pire, c’est que je n’ai même pas vu le but en direct, car j’avais zappé à la mi-temps sur ESPN pour voir une rétro de Wimbledon 93 et j’ai un peu trop débordé.

Oui, j’avoue que revoir Edberg, Sampras, Becker, Graf, Sabatini, etc. ça me donnait plus envie que ce match où Frank Leboeuf demandait plusieurs fois aux téléspectateurs de se boucher les oreilles pour ne pas entendre le résultat de l’autre rencontre, Croatie/Pologne. J’ai peut-être dû comprendre qu’il fallait se masquer les yeux ou carrément changer de chaîne…

Croatie/Pologne 1-0

Comme quoi on peut jouer un match pour du beurre et le gagner…

En quart de finale : Portugal/Allemagne et Croatie/Turquie

Ah malheur, je n’avais pas prévu Portugal/Allemagne en quart mais en demi. Dans mes pronos, j’avouais ne pas savoir qui pourrait passer. Au vu de la compétition, on peut penser que les Portugais sont meilleurs, mais je me méfie de ces Allemands qui peuvent aller au bout sans bien jouer, comme au Mondial 2002 où ils ont perdu en finale contre le Brésil.

Quant à Croatie/Turquie, la première semble favorite par rapport à ce qu’elle a montré, notamment face à l’Allemagne, mais comme les Turcs sont capables de retourner n’importe qu’elle situation, il n’est pas facile de répondre.

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